jeudi 20 juin 2013


La foresterie dans les aires protégées polyvalentes : faisabilité écologique et acceptabilité sociale


Le 19 juin dernier, Louis Bélanger, professeur chercheur à l’Université Laval au Québec, a présenté à l'Université de Fribourg la réflexion entourant l'intégration de la foresterie dans les aires protégées et les débats qu'elle soulève, tant en Amérique qu'en Europe. 

Voici un résumé de l'exposé et le lien vers la présentation.

Les aires protégées sont l’un des moyens privilégiés pour assurer la conservation de la diversité biologique. Ce vocable regroupe toutefois des territoires dont les objectifs et les cadres de gestion sont très différents.
Il existe, notamment, une distinction entre les aires protégées strictes (catégories I à IV de l’UICN) avec emphase sur la protection des écosystèmes, et les aires protégées polyvalentes (catégories V et VI de l’UICN) où la conservation de la biodiversité s’accompagne d’une certaine utilisation des ressources naturelles et d’une occupation humaine du territoire.
 

La gestion des ressources naturelles dans les aires protégées polyvalentes soulève présentement nombre de questions dans la lignée du débat international soulevé par les projets intégrés de développement et de conservation.
Certains ont qualifié de « nouveau débat de la conservation » l’opposition entre les visions d’un protectionnisme strict de la nature et celui d’une conservation de la nature intégrée au développement. C’est dans ce contexte qu’un projet de collaboration France-Québec a été élaboré pour documenter comment les activités forestières peuvent être compatibles avec le statut d’aire protégée polyvalente en France et au Québec.
 

L’un des enjeux majeurs pour la France et pour le Québec en cette matière consiste à trouver les moyens qui permettent l’harmonisation de la foresterie avec la conservation du patrimoine naturel et culturel des aires protégées dans leur territoire respectif. 

Au plan écologique, l’approche écosystémique à l’aménagement forestier ainsi que le concept de naturalité semblent constituer des bases scientifiques intéressantes pour encadrer la foresterie dans les aires protégées polyvalentes.
 

Par contre, les représentations sociales du concept d’aire protégée sont à explorer pour établir une stratégie de conservation qui soit socialement acceptable.




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